La fête des 20 ans – Samedi 29 à 19h30

•mars 30, 2008 • Laisser un commentaire

L’ouverture des concerts est assez impressionnante. Lorsque nous arrivons dans la cours deux enfants sont sur la scène. Ils rappent. Ce qui nous impressionne dès le départ c’est leur façon très professionnelle de bouger, d’occuper l’espace, de s’approprier la scène. Et puis en les écoutant nous sommes touchées par leur texte dont la portée sociale, politique, écologique sonne juste. Nous nous posons des questions et nous posons des questions, nous cherchons à savoir qui ils sont. C’est Odile qui nous apporte les réponses. Big Flo et Oli sont deux rappeurs à texte de 11 et 13 ans qui écrivent, composent et interprètent. Deux artistes complets. Impressionnants.

Sur la scène leur succède Carlos Osuna et le colectivo Fantasma, qui nous propose un concert d’Intelligent Dance Music. Attention rien à voir avec la Dance mais plutôt une manière de spécifier qu’il s’agit de composition à partir de musique dansante. Là aussi la musique sonne juste, et les rythmes emballent. Il est peut être un peu trop tôt pour que l’impact soit ce qu’il aurait pu être mais on sent déjà une foule prête à bouger. Et un petit groupe devant nous en costume coloré (je me demande d’ailleurs s’ils étaient déguisés ???) lance la danse. Et puis petit à petit la place se remplit, les verres aussi. Il faut laisser le temps au bar d’entrer en jeu et rien de moins facile. Accéder à une boisson relève par certains aspects du parcours du combattant. D’abord passer les obstacles « pardon, pardon » et puis une fois au bar, il faut se faire entendre. Pour faire plus drôle je me suis rajoutée un épreuve : demander un verre de jus de fruit au stand tapas et… y oublier mon portefeuille. Enfin bon rassurez-vous j’ai fini par l’avoir mon verre de jus d’orange et on m’a même retrouvé mon portefeuille !!! Mais l’intérêt est justement que durant ces temps d’attente on retrouve des gens. On discute entre deux morceaux. On commente. Voici Marie qui s’approche de la scène pour prévenir Carlos Osuna et sa bande que leur temps est écoulé, qu’il faut conclure, laisser la place aux deux autres groupes Morro Clandestino et La Tormenta qui s’enchaînent, l’un après l’autre. Et nous voici repartit en Amérique… L’heure plus propice et les corps maintenant réchauffés la foule se déhanche aux rythmes des instruments à vent, des percu, des basses et même d’un triangle…

Et puis voilà pour moi il se fait tard (je sais que certains, je ne nomme personne, souris à ce tard qui leur semble bien tôt…), et je prend le chemin de chez moi. Dehors des barrières et un gars du service d’ordre empêchent les retardataires d’entrer. Un panneau m’annonce ma sortie définitive. La place est bouclée, personne n’accède plus aux concerts et on entend des grondements de la part de ceux qui auraient bien voulu entrer.

En rentrant, je repense à ce que j’ai vue aujourd’hui. Impressionnée par tout le talent et la créativité qui existe et qui ne se découvre qu’à de rare moment. Le festival est justement l’occasion de les montrer et de les découvrir. C’est en cela que je veux croire, c’est sur cela que je m’arrête…

Marion

 

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Carlos Osuna, IDM, Arnaud

 

 

Arnaud

 

 

Arnaud

 

 

 La Tormenta, Arnaud          La tormenta, Arnaud

 

 

La tormenta, Arnaud

 

 

 

 

 

Carlos Osuna y el Colectivo Fantasma – Emergences 1 – Samedi 29 à 18h

•mars 30, 2008 • Laisser un commentaire

Je ne parlerai pas souvent de film ou de ce qui est projeté durant le festival. Je laisse cela à la Pelicula oh pardon au Quotidien des rencontres et à Ahorita. Toutefois je me permet une petite exception pour saluer la performance de se groupe. Classer dans le programme dans les courts-métrages, ce qui a mon sens est une erreur, il s’agissait de video-arts, ce groupe nous a présenter une performance exceptionnelle : réaliser en direct une vidéo accompagnée d’un morceau de musique. Dans ce monde de plus en plus aseptisé, où tout est toujours repris et retoucher pour approcher le plus possible de la perfection, je tire mon chapeau à ceux qui continuent malgré les risques à sauter sans filet.

D’ailleurs plus tard dans la soirée on retrouve Osuna y el Colectivo Fantasma dans la cours de l’Esav où ils continueront de nous surprendre en tant que DJ cette fois. Mais n’allons pas trop vite, d’autres histoires méritent d’être signalées.

Marion

Colectivo Fantasmo, Arnaud

 

 

Carlos *osuna, arnaud

 

 

Arno

 

 

 

La soirée d’ouverture – Vendredi 28 à 20h00

•mars 30, 2008 • Laisser un commentaire

Nous rejoignons alors la tente dans laquelle se pressent bénévoles, partenaires et invités pour accéder à un verre de vin rouge ou à une assiette de tapas. C’est le début du festival et une ambiance de fête règne dans la tente. On parle fort, on se déplace dans l’espace, on se bouscule, on se frotte. Ce sont les premières rencontres avec des gens que l’on ne s’attendait pas à voir là. Parfois même d’un festival sur l’autre on espère revoir ceux qu’on a perdus de vue depuis l’année précédente. Premier contact donc. Le cinéma, l’Amérique latine sont dans toutes les conversations. J’arrive avec peine à me faufiler jusqu’à l’entrée de la cuisine. Je ne suis pas la seule à avoir repérer cette endroit stratégique et les filles qui portent les plateaux chargés de  tapas sont prises d’assaut, elle n’arrivent pas à faire plus de trois pas dans la salle. Le plateau est déjà vide. Je dois dire que depuis des années que je participe au festival, je n’ai jamais été déçue par les repas. Toujours un régal.

Marion

Arnaud    Arnaud

Inauguration, Arnaud

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La batucada – Vendredi 28 à 19h30

•mars 30, 2008 • Laisser un commentaire

Voila le festival commence. Après des mois de préparation et pour certain(e)s depuis l’an passé à la même date, le début du festival est toujours un moment mêlé de joie et de tension. Comme chaque année nous allons suivre la parade de batucada depuis la place Windsor jusqu’à la place du Capitole. Déjà les tambours du groupe blocodaqui résonnent lorsque nous arrivons devant le Gaumont. Les rythmes brésiliens contrastent fortement avec la froideur de cette première nuit. Les couleurs de leurs habits rompent avec l’austérité générale. Une autre Toulouse semble prendre forme. Mais ne nous égarons pas, un grincheux des temps modernes nous ramènent à la réalité : « Je ne peux pas travailler avec ce bruit » nous crie-t-il du haut de sa fenêtre. Pathétique à mon goût chacun en pensera ce qu’il veut bien sur.

La batucada se poursuit. On avance, on les suit, on se laisse emporté par le rythme et nous voici arrivés place du Capitole. Il ne faut pas longtemps à l’autre cortège entraîné par le groupe Samba Résille venu de la Place St Pierre pour nous rejoindre. Les deux groupes jouent maintenant ensemble. Nous sommes de plus en plus nombreux à nous trémousser sur les rythmes du Brésil.

Et nous voici repartit, remontant la rue du Taur, pour finir comme tous les ans dans la cours de la cinémathèque où la résonance donne encore une autre portée à ces rythmes endiablées. Mais déception cette année, ils ne rentreront pas. Les politiques aseptisantes ont eu raison de la tradition… Mais qu’importe la fête continue et les deux groupes continuent pendant un moment à nous transmettre leur chaleur.

Marion

Blocodaqui, Arnaud

 

 

Blocodaqui, Arnaud

 

 

Samba Résille, Arnaud